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De la fin des études au premier CDI : pourquoi cette transition peut être difficile à vivre (Cabinet psy Paris 10)

il y a 4 jours
4 min de lecture

On imagine souvent le premier CDI comme une étape heureuse : la fin des études, l'entrée dans la vie professionnelle, un salaire, une certaine indépendance. Pourtant, pour beaucoup de jeunes adultes, cette période peut aussi être accompagnée de stress, de doutes ou d'un étrange sentiment de perte de repères.


Après des années passées à étudier, à passer des examens, à rendre des dossiers et à chercher un emploi, vous décrochez enfin votre premier CDI. Sur le papier, tout va bien. Vous avez réussi. Et pourtant, quelque chose peut sembler différent. Parfois, vous vous sentez anxieux, perdu, fatigué ou même nostalgique de votre vie étudiante. Vous vous demandez si vous avez choisi le bon métier, si vous êtes à la hauteur ou si vous êtes simplement en train de devenir adulte sans vraiment savoir comment.


Quand une étape attendue devient une période de doute


La fin des études marque une rupture importante. Pendant plusieurs années, votre quotidien était relativement structuré : une rentrée, des cours, des examens, des vacances, un diplôme à obtenir. Il y avait des étapes identifiables et, souvent, un groupe de personnes qui traversait les mêmes choses que vous.


Avec le premier emploi, cette structure change. Il n'y a plus nécessairement de prochaine étape clairement définie. Vous entrez dans un monde où les questions peuvent devenir beaucoup plus ouvertes :

Est-ce vraiment le métier que je veux faire ?

Est-ce que je dois rester quelques années ici ?

Est-ce que je suis en train de construire la vie que je veux ?

Et maintenant, quelle est la prochaine étape ?


Cette liberté nouvelle peut être enthousiasmante. Mais elle peut aussi être déstabilisante.


Passer du statut d'étudiant à celui de professionnel


Il y a également quelque chose qui touche à l'identité. Pendant longtemps, vous avez pu vous définir à travers vos études : « Je suis étudiant(e) en droit », « je fais une école de commerce », « je termine mon master… »


Puis soudain, vous devenez salarié(e). Votre travail occupe une place importante dans votre quotidien, parfois huit heures par jour ou davantage. Il peut alors devenir tentant de mesurer sa valeur à travers ses performances professionnelles. Un compliment de votre manager peut vous rassurer. Une erreur peut vous faire douter de vous. Une promotion obtenue par un ancien camarade peut vous donner l'impression d'être en retard.


Le travail devient alors bien plus qu'un travail : il peut devenir un miroir dans lequel vous cherchez à savoir si vous êtes « suffisamment » compétent, ambitieux ou réussi.



La comparaison devient parfois omniprésente


L'entrée dans la vie professionnelle arrive aussi à une période où la comparaison peut être particulièrement forte. Sur LinkedIn, vous voyez vos anciens camarades annoncer leur premier CDI, leur promotion ou leur départ à l'étranger. Sur Instagram, vous voyez les voyages, les appartements, les couples, les projets.


Et sans même vous en rendre compte, vous pouvez commencer à construire une sorte de calendrier imaginaire de la réussite :

À 25 ans, je devrais avoir un CDI.

À 28 ans, je devrais être manager.

À 30 ans, je devrais gagner X euros, être propriétaire, être en couple…


Le problème n'est pas d'avoir des projets. C'est lorsque ces repères deviennent des obligations auxquelles vous avez l'impression de devoir correspondre.


Et si vous n'étiez pas censé savoir immédiatement ?


Le premier emploi est aussi une période d'expérimentation. Vous pouvez découvrir que le métier dont vous rêviez ne vous correspond pas autant que prévu. Vous pouvez aimer votre domaine mais détester votre environnement de travail. Vous pouvez apprécier vos collègues mais ne pas supporter le rythme. Vous pouvez vouloir réussir tout en réalisant que vous accordez finalement beaucoup d'importance à votre temps libre.


Tout cela ne signifie pas nécessairement que vous avez fait le mauvais choix.


Donner une place à ce qui se passe en vous


Lorsque cette transition devient difficile, il peut être tentant de chercher immédiatement une solution : changer de travail, déménager, reprendre des études, faire une formation, chercher « le métier idéal ».


Mais avant de décider quoi changer à l'extérieur, il peut être intéressant de se demander ce qui se passe à l'intérieur.

Est-ce le travail qui ne me convient pas ?

Ou est-ce la pression que je me mets autour de la réussite ?

Est-ce que je suis réellement épuisé(e) ?

Ou est-ce que j'ai du mal à accepter de ne plus être dans une période d'apprentissage ?

Est-ce que je veux changer de voie ?

Ou ai-je simplement besoin de retrouver un peu de liberté et de sens dans mon quotidien ?


Il n'y a pas forcément de réponse immédiate. La transition entre les études et la vie professionnelle est aussi une période où l'on apprend à se connaître autrement : en dehors des diplômes, des notes et du regard des autres.

Et parfois, accepter de ne pas encore savoir exactement où l'on va constitue déjà une étape importante.


👉Vous traversez une période de doute, de stress ou de perte de repères depuis le début de votre vie professionnelle ? Un accompagnement peut permettre de prendre le temps de comprendre ce qui se joue pour vous. N'hésitez pas à me contacter pour un premier rendez-vous.

 
 
 

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