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Comprendre le manque de confiance en soi (Cabinet psy Paris 10)

J'entends souvent « J'ai perdu confiance en moi ». Comme si la confiance avait été là un jour, et qu'il s'agissait de la retrouver — quelque part, sous les décombres d'une déception, d'un échec, d'une relation qui a abîmé.


Mais ce que l'on appelle « confiance en soi » est rarement quelque chose que l'on possédait pleinement avant. C'est quelque chose qui se construit. Lentement, par couches. Et qui peut être reconstruit, même quand on pense l'avoir perdue définitivement.



Confiance en soi et estime de soi : quelle différence ?

La confiance en soi, c'est la conviction que l'on est capable d'agir, de faire face, de s'adapter. C'est ce qui nous permet de prendre des risques, d'essayer, de parler en public, de poser une limite.


L'estime de soi, c'est plus profond : c'est le sentiment d'avoir de la valeur en tant que personne — indépendamment de ce que l'on fait ou de ce que l'on réussit.


Ces deux dimensions sont liées, mais distinctes. On peut avoir confiance en ses compétences professionnelles et se sentir profondément illégitime dans ses relations. On peut être très à l'aise en public et vivre avec une honte intérieure constante.


D'où vient le manque de confiance en soi ?


Le plus souvent, il vient de loin. Des messages reçus dans l'enfance — explicites ou implicites — sur ce qu'on valait, ce qu'on était capable de faire, la place qu'on avait le droit d'occuper.


Il peut venir d'un environnement familial où la critique était omniprésente. D'un parent qui comparait, qui minimisait, qui ne voyait pas. D'une école où l'on s'est senti différent ou insuffisant. D'une relation amoureuse qui a progressivement réduit l'espace pour être soi-même.


Ces expériences créent des croyances profondément ancrées : « je ne suis pas à la hauteur », « je vais décevoir », « je ne mérite pas ». Ces croyances ne sont pas des vérités — mais elles fonctionnent comme si elles l'étaient.


Pourquoi les discours de positivité ne fonctionne pas vraiment ?


On lit partout : « sortez de votre zone de confort », « agissez comme si vous aviez confiance », « faites la liste de vos réussites ». Ces outils peuvent aider ponctuellement. Mais ils ne touchent pas la racine.


La confiance en soi ne se construit pas à force de volonté. Elle se construit quand on comprend d'où vient le doute — et quand on commence à se traiter différemment de la façon dont on a appris à se traiter.


Ce que la thérapie peut apporter


En thérapie, le travail sur la confiance en soi passe par plusieurs dimensions :

•       Explorer les origines du doute : quand a-t-il commencé, quels messages a-t-on reçus, qui les a transmis ?

•       Identifier les schémas qui entretiennent le manque de confiance (perfectionnisme, évitement, comparaison constante)

•       Apprendre à reconnaître et à accueillir ses besoins, ses limites, ses émotions — sans se juger

•       Construire progressivement un rapport à soi-même plus juste, plus doux, plus ancré


Il ne s'agit pas de devenir quelqu'un d'autre. Il s'agit de retrouver — ou de trouver pour la première fois — le droit d'exister telle ou tel que vous êtes.


👉 Je vous accueille dans mon cabinet à Paris 10e, proche métro République. N'hésitez pas à me contacter pour un premier rendez-vous.

 
 
 

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