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Le perfectionnisme : quand vouloir bien faire épuise (Cabinet psy Paris 10)

Vous refaites ce que vous venez de faire. Vous relisez encore une fois. Vous n'envoyez pas parce que ce n'est pas encore tout à fait bien. Ou alors vous abandonnez avant même de commencer, tellement la peur de ne pas être à la hauteur est paralysante.


Le perfectionnisme n'est pas une qualité déguisée. C'est souvent une souffrance silencieuse — et elle mérite d'être regardée en face.

 

Le perfectionnisme, ce n'est pas l'excellence


Il y a une confusion fréquente entre perfectionnisme et rigueur. La rigueur, c'est l'envie de bien faire les choses, de s'améliorer, d'être exigeant·e envers soi-même de manière saine. Elle laisse de la place à l'erreur, à l'apprentissage, à la satisfaction d'un travail accompli.


Le perfectionnisme, lui, part d'un endroit différent. Ce n'est pas "je veux que ce soit bien". C'est "si ce n'est pas parfait, ce n'est pas acceptable". Et derrière cette phrase, il y a souvent quelque chose de plus profond : la peur que l'imperfection dise quelque chose de terrible sur ce qu'on est.

 


D'où vient-il ?


Le perfectionnisme se construit. Il n'est pas inné. Il émerge souvent dans des contextes où l'enfant a appris, d'une façon ou d'une autre, que sa valeur était conditionnelle — liée à ses résultats, à sa conduite, à ce qu'il ou elle produisait.

Cela peut venir d'un environnement très exigeant. D'une maison où l'échec n'avait pas vraiment sa place. De comparaisons répétées avec un·e frère, une sœur, des camarades. Ou au contraire, d'une certaine forme d'imprévisibilité affective, qui a poussé l'enfant à se tenir à carreau, à ne jamais faillir.


Avec le temps, ce mécanisme s'automatise. L'exigence envers soi-même devient un réflexe — même quand la situation ne le justifie plus.

 

Ce que le perfectionnisme coûte vraiment


On croit parfois que le perfectionnisme protège — de la honte, du regard des autres, de l'échec. Mais à long terme, il engendre souvent ce qu'il cherche à éviter :

•       La procrastination : quand la peur de ne pas bien faire empêche de commencer

•       L'épuisement : à force de tout refaire, de ne jamais se satisfaire

•       Le manque de plaisir : la satisfaction est toujours repoussée à "quand ce sera vraiment bien"

•       L'isolement : difficile de demander de l'aide quand on ne peut pas se montrer "incomplet·e"

•       La fragilité face à l'échec : quand il arrive malgré tout, il est vécu comme une catastrophe

 

Perfectionnisme et estime de soi


Au cœur du perfectionnisme, il y a presque toujours une question d'estime de soi. Non pas un manque de confiance en ses capacités — les personnes perfectionnistes sont souvent très compétentes — mais une fragilité dans la valeur qu'elles s'accordent inconditionnellement.


Autrement dit : "je me sens valable quand je réussis, quand je suis à la hauteur, quand je ne déçois personne". Cette valeur conditionnelle est épuisante à maintenir.

 

Ce que la thérapie peut changer


Travailler sur le perfectionnisme en thérapie, ce n'est pas apprendre à s'en moquer ou à baisser ses standards. C'est comprendre d'où il vient. Repérer ce qu'il cherche à protéger. Et peu à peu, construire une relation à soi-même qui ne dépende plus autant de la performance.


C'est aussi apprendre à tolérer l'inconfort de l'"assez bien" — et découvrir que le monde ne s'effondre pas.

 

👉 Si vous vous reconnaissez dans ces lignes et que vous souhaitez explorer cela, je vous accueille dans mon cabinet à Paris 10e, ou en téléconsultation. N'hésitez pas à me contacter pour un premier rendez-vous.

 
 
 

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