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Le rapport au corps : quand l'image de soi devient une source de souffrance (Cabinet psy Paris 10)

12 mai
2 min de lecture

Vous évitez les miroirs, ou au contraire vous ne pouvez pas vous empêcher de vous regarder avec un regard dur. Vous vous habillez pour cacher plutôt que pour vous exprimer. Vous avez du mal à recevoir un compliment sur votre apparence — ou à vous sentir à l'aise dans votre corps, tout simplement.


Le rapport au corps est l'un des terrains les plus intimes et les plus chargés de la vie psychique. Et pour beaucoup de personnes, il est aussi l'un des plus douloureux.


Le corps comme miroir de l'histoire


Notre rapport au corps ne se construit pas dans le vide. Il se forge très tôt — à travers les regards reçus, les commentaires entendus, les façons dont notre corps a été touché, nommé, valorisé ou dévalorisé.


Un parent qui faisait des remarques sur le poids. Un environnement scolaire où le corps était une source de moqueries. Une puberté vécue dans la honte ou dans l'invisibilité. Ces expériences laissent des traces profondes — pas seulement dans la mémoire, mais dans la façon dont on habite son corps au quotidien.


Le corps porte ce que les mots n'ont pas toujours pu dire.


L'image du corps, ce n'est pas ce qu'on voit


L'image corporelle n'est pas un reflet objectif — c'est une construction psychique, façonnée par l'histoire personnelle, les injonctions culturelles et les émotions qui se sont déposées là au fil du temps.


C'est pourquoi changer son corps ne change pas toujours le regard qu'on lui porte. Des personnes qui ont maigri, grossi, ou modifié leur apparence témoignent souvent de la même insatisfaction après qu'avant. Ce n'est pas le corps qui est le problème — c'est le lien que l'on entretient avec lui.



Quand le corps devient un champ de bataille


Pour certaines personnes, le rapport au corps se traduit par des comportements qui tentent de reprendre le contrôle : restriction alimentaire, surexercice, attention obsessionnelle portée à certaines parties du corps, évitement de situations sociales par peur du regard des autres.


Ces comportements ont souvent une fonction — ils répondent à une anxiété, à un sentiment d'inadéquation, à un besoin de maîtrise sur quelque chose quand tout le reste semble hors de portée. Les comprendre sans se juger est le premier pas vers un rapport plus apaisé.


Ce que la thérapie peut changer


Travailler le rapport au corps en thérapie, ce n'est pas viser un "mieux-être" superficiel ou apprendre à "s'accepter" par injonction. C'est explorer en profondeur ce que le corps a enregistré — et ce que le regard que l'on pose sur soi dit de son histoire.


La thérapie offre un espace pour :

  • Identifier les origines du regard que l'on se porte

  • Démêler son propre ressenti des messages reçus de l'extérieur

  • Renouer avec le corps comme lieu d'habitation plutôt que d'évaluation

  • Traverser les émotions que l'on a appris à contenir, nier ou anesthésier via le corps


👉 Ce que j'écris vous parle, n'hésitez pas à me contacter pour en parler. Je vous accueille dans mon cabinet à Paris 10e pour une première séance.


 
 
 

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